La loi autorise pourtant les chiens d’assistance dans les lieux ouverts au public.

« La pilule n’est pas passée », confie Arthur Aumoite. Vendredi 21 septembre, le jeune homme malvoyant a été expulsé d’un magasin Monoprix marseillais, relate Franceinfo. Pour quel motif ? Il était accompagné de Loya, son chien-guide que la loi autorise pourtant dans les lieux ouverts au public.

« Monsieur, j’ai des normes d’hygiène à respecter, je ne peux accepter aucun animal dans le magasin », a affirmé le directeur du magasin. Certain d’être dans son droit, le jeune homme lui présente un dépliant sur la loi en question. Peu importe, le jeune homme se fait pousser vers la sortie quelques instants plus tard. « La situation est absolument inacceptable, le refus, mais surtout les violences », dénonce-t-il auprès de Franceinfo.

Alerter sur la situation
Lors de l’altercation, Arthur Aumoite était accompagné d’un ami, qui a filmé la scène. D’après lui, cette situation est malheureusement loin d’être exceptionnelle. Il entend « alerter » sur ce type de comportement pour faire de cette altercation « quelque chose qui va servir ».

Interpellé par un journaliste de RTL, Monoprix a présenté ses excuses, reconnaissant que « si pour des raisons sanitaires, les animaux ne sont pas acceptés dans nos magasins, les guides d’aveugles font évidemment exception ».

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Nous sommes désolés pour cet incident, tout comme le directeur du magasin qui a revu le jeune homme l’après-midi-même pour s’excuser. Si pour des raisons sanitaires, les animaux ne sont pas acceptés dans nos magasins, les guides d’aveugles font évidemment exception.

— Monoprix (@Monoprix) October 8, 2018
A Franceinfo, l’enseigne a assuré que ses employés suivaient régulièrement des « formations » sur le handicap, et que des sanctions allaient être prises à l’encontre du directeur incriminé. De son côté, le jeune homme a annoncé vouloir porter plainte pour « refus d’accessibilité et violence volontaire sur personne vulnérable ».

« Il aurait juste lu le dépliant que je lui tendais, la situation s’en serait arrêtée là », a-t-il expliqué. « Il y a un cas de refus de la part d’une personne qui ignore complètement la loi, mais ça va plus loin, il y a des violences qui sont juste absolument inacceptables. »