Tous les soirs depuis 19 ans, cet homme laisse sur un banc des sacs d’aliments de base pour les personnes dans le besoin

Nous pouvons l’appeler banc solidaire, parce que le soir, elle se transforme de simple lieu de repos, à un lieu d’aide et de soutien où ceux qui ont besoin peuvent aller se nourrir en allant chercher gratuitement du pain et d’autres aliments. Fedele Termine, un boulanger sicilien qui, laisse sur un banc du pain invendu et d’autres aliments pour les personnes dans le besoin.

Fedele Termine, boulanger de 45 ans, un boulanger sicilien qui, depuis 19 ans, accomplit une série de gestes quotidiens d’altruisme en faveur des personnes les plus démunies. Et depuis février a commencé chaque soir à laisser devant son magasin le pain invendu de la journée mais aussi le lait, l’huile, et d’autres fournitures, pour tous ceux qui en ont besoin.

Le banc, devenu centre de rassemblement pour les familles nécessiteuses du pays et pour les migrants, dans la ville de Caltanissetta, juste devant son magasin la boulangerie, le banc semblable à beaucoup d’autres, si ce n’est que le soir, il devient le lieu d’un petit miracle : il se remplit de sacs de pain, de packs de lait, d’huile et d’autres produits de base. Tout y est laissé à la disposition de tous ceux qui veulent s’en servir.

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Tout a commencé il y a longtemps, lorsque Fedele était encore enfant et travaillait avec son père. Un jour, un frère s’est rendu à la boulangerie pour demander seulement un peu de pain. En le suivant à sa sortie, Fedele a vu qu’il distribuait ce même pain à de nombreuses personnes dans le besoin dans la rue, et cette image est restée en quelque sorte dans son cœur.

Sa mission silencieuse et infatigable ne se limite plus à mettre sur le banc le pain qui reste à la fin de la journée, mais implique un réseau de solidarité qui offre des dons quotidiens. De la nourriture et des boissons que Fedele peut même livrer à domicile avant de rentrer chez lui, par exemple pour aider une mère malade qui se battait pour arriver à la fin du mois et qui ne pouvait pas atteindre son « banc de solidarité ».

L’exemple de Fedele, qui poursuit sa merveilleuse entreprise d’altruisme depuis près de 20 ans, nous montre que pour avoir bon cœur, il n’est pas nécessaire de faire des chèques et de grandes proclamations : il suffit de partir du quotidien, de simples gestes de tous les jours. C’est aussi simple que de s’asseoir sur un banc et de manger un morceau de pain.