La France enregistre un des taux les plus forts de suicide en Europe et demeure un problème de santé publique. Avec un million de décès annuel, le suicide est la 14ème cause de mortalité de par le monde. C’est le cas pour cette maman qui, accablée par la misère, a considéré le pire. Cette mère de famille colombienne s’est tragiquement jetée d’un pont avec son fils de 10 ans dans ses bras. Malgré les suppliques de la police, rien n’a pu arrêter la trentenaire happée par le désespoir. Cette histoire dramatique nous est relayée par nos confrères du site britannique The Mirror.

Le désespoir causé par la pauvreté peut parfois pousser à envisager le pire. C’est le cas pour cette mère de famille qui s’est retrouvée sans abri avec son enfant à cause de graves problèmes financiers. Affligée par une extrême précarité, elle décide de se jeter d’un pont avec son fils de 10 ans. Rien n’a pu dissuader la jeune femme de commettre cet acte définitif.
Suicide

L’histoire a pris place à Ibague, au centre de la Colombie. Jessy Paola Moreno Cruz et son fils May vascillaient sur un pont. Malgré les suppliques des services d’urgence, la trentenaire était déterminée. Elle saute du bordage de plus de 100 mètres, son enfantdans les bras.

Sidération

Dans une vidéo enregistrée par un passant, nous pouvons entendre : « Oh mon Dieu, elle s’est jetée ! » Un cri qui précèdera les pleurs d’un ambulancier, sidéré par la scène. « Ils l’ont supplié de ne pas le faire et ont essayé de la convaincre de s’arrêter mais malheureusement elle était déterminée » affirme le pompier Rafel Rico, éploré. Avant d’ajouter : « Nous cherchons toujours activement les corps » Selon un média colombien, Jessy Paola avait des problèmes financiers et a été évincée de chez elle. « Ce terrible incident est étroitement lié avec la situation économique désastreuse que nous subissons dans la ville et en Colombie » a déclaré Guillermo Alfonso Jaramillo, maire d’Ibague. Toujours selon le média local, la jeune femme a été expulsée de son appartement, après qu’elle n’ait plus pu payer son loyer.

Loading...

La pauvreté, un facteur de risque du suicide

« Entre 2000 et 2010, le taux de chômage est positivement associé au taux de suicide ». Cette conclusion des chercheurs de l’Institut National de la santé et de la recherche médical inquiète. De ce fait, si la causalité entre la précarité et le risque de suicide n’est pas encore établie, l’acte dit « situationnel » enclenche par des conditions difficiles, l’émergence de pensées suicidaires et morbides. L’association entre chômage et suicide est encore plus marquée chez les hommes de 25 à 49 ans avec une hausse entre 1,8 % et 2,6% du risque. En France, nous comptons plus de 10 000 passages à l’acte par an et 80 000 tentatives.
Suicide : des mythes à déconstruire

S’il n’existe pas une méthode absolue pour identifier une personne suicidaire, il est essentiel de déconstruire tous les mythes liés à cet acte pour mieux comprendre une personne en proie à la détresse.

– Le suicide se produit sans avertissement : Il est essentiel de savoir lire entre les lignes. Des propos comme « Je ne vaux rien », « Je dérange », « Je ne pourrais pas m’en sortir » sont des signaux évidents pour déceler la détresse d’un proche et agir.

– Le suicide est une maladie : C’est l’un des mythes les plus courants concernant le suicide. Pourtant, c’est un comportement qui peut toucher tout le monde et ce, à tout moment. Cette pensée traduit avant tout un mal de vivre.

– Seules les personnes seules se suicident : Si le repli peut être un facteur entraînant le suicide, les personnes entourées ne sont pas moins exemptées de ce risque.

– Les personnes qui parlent beaucoup du suicide ne le feront pas : Toute idéation ou comportement suicidaire est à prendre au sérieux. Une personne qui évoque souvent son envie de suicide a besoin d’être aidée et encadrée par des professionnels.

– Rien ne peut empêcher une personne de se suicider : Une personne suicidaire est souvent ambivalente. Elle ne cherche pas spécifiquement à mourir mais plutôt à mettre fin à sa souffrance.